Toute grande ville se pose aujourd’hui la question de ses limites territoriales ? Le sol est une des matières urbaines, les édifices sont la substance habitable et les toits, les dernières limites qui nous séparent du ciel.
Le projet « sous face surface » propose de s’intéresser à l’architecture de la gare routière de Nice. C’est un édifice singulier composé de strates successives (rues, parkings, jardins), une infrastructure d’empilements de planchers ou l’étendue supérieure est un jardin suspendu, une promenade en hauteur. La morphologie actuelle de cette étendue est une surface continue percée de multiples patios.
Sur cette architecture prédéterminée, je propose de redéfinir les qualités spatiales de ces interstices en y apportant des éléments de re couverture. Cette nappe morcelée et percée de dispositifs de canons de lumières requalifie les limites séparatives entre le bâti et le non bâti, plus globalement entre un paysage architecturé et un paysage naturel. Une nouvelle épaisseur de textiles-toitures s’immisce entre le skyline et le ciel.
L’installation extérieure sera fragmentaire, en ce sens qu’elle montrera un dispositif issu d’une réflexion à plus grande échelle. Plusieurs surfaces de toitures rempliront certains patios (4 morceaux de 50m² de tailles différentes). Des documents graphiques montreront une autre échelle de projet, sous sa valeur territoriale.