coordinateurs : Luc Regis et Remi Rouyer
enseignants : A. Alexopoulos, T. Beauvais, M. Brocato, F. Marouani, P. O’Brien, L. Régis, S. Rinckel, R. Rouyer, A. Sa, M. Santini. E
"l’habitacle maximum" le risque comme procédure d’invention.
Le concept "d’existenzmaximum"
A la fin des années 1920, quand Le Corbusier a prêché la nécessité de concevoir la maison idéale comme une machine, ses contemporains allemands ont formulé leur propre version de cette vision et l’on nommée Existenzminimum. Les prophètes de la foi en l’Existenzminimum ont envisagé des villes rentables construites comme des fourmilières, où les êtres humains apprendraient à vivre, travailler et agir en utilisant les équipements les plus réduits, l’acier, le verre, le linoléum et le plastique blanc garantissant à tout un chacun un mode de vie semblable, moderne et propre. Cette conception confine l’activité humaine dans ses manifestations physiques, quantifiée en mètres, voire en centimètres; elle vise également la diffusion de standard de confort et de domesticité dans la société pour le plus grand nombre. Dans les années 1960, cette approche métrique de la vie est devenue un modèle international pour les la conception des espaces privés de classes moyennes. Cet excès de rationalisme a occulté le besoin de dimensions mentale, spirituelle et sensuelle.
Il est demandé aux étudiants de construire un petit dispositif spatial qui prendra la forme d’un habitacle (du latin habitaculum « petite maison »). L’habitacle maximum permettra d’établir des contacts avec les autres, voire avec le monde, procédant d’un nouveau fonctionnalisme et résidant dans une aptitude à produire des réactions interindividuelles en chaîne.
Texte de Remi Rouyer (enseignant à l’Ecole d’architecture de versailles)